L’adulte à haut potentiel et sa quête de l’amour : les adultes surdoués et les relations amoureuses

L’amour, l’amour. C’est, je pense, la quête ultime de l’adulte zèbre. Derrière des airs indifférents, c’est en effet un grand sensible qui ne cherche qu’une chose : être aimé. Est-ce dû à son hypersensibilité ? Son fonctionnement cognitif différent ? Très sincèrement, je ne sais pas. Et mes différentes lectures sur le sujet ne m’ont pas beaucoup éclairé. Pourquoi ? Tout simplement parce que, à ce jour, il n’y a aucune étude scientifique réalisée dessus. On connaît maintenant bien la douance et le haut potentiel intellectuel. Par contre, on connaît très mal l’influence que cela peut avoir sur la vie amoureuse des individus.

Ce que vous allez lire ici est donc une synthèse des écrits et retours des bilans cliniques réalisés par de nombreux psychologues, raconté au fil de mon expérience amoureuse. Vous comprendrez donc qu’il ne faut pas en faire une généralité. Je ne suis ni un gourou de l’amour, ni un professionnel de la relation amoureuse (si mes amis me lisent, je suis sûr qu’ils rigoleront en le confirmant !). Néanmoins, mes lectures et mon expérience me permettent, je pense, d’établir une certaine ligne directrice et d’exposer plusieurs généralités qui semblent propres aux adultes surdoués.

Cet article n’a donc pas pour vocation d’apprendre comment mieux gérer l’amour quand on est surdoué. Non. Il s’agit de mon histoire, et de certaines petites règles qui en découlent qui pourront, je l’espère, vous être utiles.

Le refus de trouver l’amour

Ma petite histoire amoureuse commence… par un grand drame. Si si. Au début, j’étais persuadé que tout ça, ce n’était pas pour moi.

Une première expérience compliquée

J’ai découvert les sentiments amoureux lorsque j’étais adolescent. À cette époque, je suis tombé amoureux (sans faire exprès !) de mon meilleur ami (oups). J’ai découvert par la même occasion que j’étais gay (oups #2). Bref, je vous passe tous les détails de cet amour impossible. Ce qu’il faut retenir, c’est que durant cette période j’ai beaucoup souffert. Peu à peu, j’ai réussi à me détacher de la situation. À ce moment-là, je me suis juré à moi-même « plus jamais ça ! L’amour, c’est beau dans les films ; mais en vrai ça fait beaucoup trop mal ».

Ma psychologue, en m’expliquant les principes de la douance, m’a parlé de cette hypersensibilité que j’avais en moi. C’est visiblement elle qui m’a rongé. Et puis à cela s’ajoute le « premier amour » qui est, paraît-il, fort et mémorable. Je vous le confirme : je m’en souviens bien.

J’ai vraiment l’impression d’être ressorti de ce moment traumatisé par l’amour. Je n’avais pas de papillons dans le ventre, mais plutôt des boulets de canon — un peu comme une grosse gastro. C’était affreux, vraiment. Je ne sais pas si certains d’entre vous ont déjà vécu cet espèce de passion à sens unique, mais sachez que ce n’est vraiment pas évident à gérer.

Dans la foulée j’ai fait mon coming-out. L’amour me semblait déjà tellement compliqué pour les « gens normaux », qu’il fallait en plus que j’affronte une homosexualité qui, à l’époque, ne m’enchantait pas beaucoup. J’étais le premier ouvertement gay de mon lycée, et certains savaient bien me le rappeler.

Bref, je me suis convaincu que l’amour n’était pas fait pour moi. De la même manière que beaucoup d’enfants n’osent plus approcher un chien après avoir été mordus, je n’osais même plus évoquer le sujet après toute la détresse que j’avais ressentie. Un surdoué peut-il aimer sans souffrir ?

La peur de l’attachement

Les années passent, et je continue à refuser le moindre sentiment d’attachement. En fait, je crois que j’avais peur de m’attacher à qui que ce soit. Et puis de toute façon, j’ai fait des études qui m’ont fait déménager un peu partout. En 6 ans, j’ai quand même eu 9 appartements différents dans 6 villes et 3 pays. Avec le recul, je ne sais pas si c’est le fait de déménager qui fait que je ne voulais pas m’attacher à quelqu’un (rien que l’idée de développer un mini-sentiment amoureux pour partir de là 3 mois après me terrorisait), ou si je me forçais à déménager et à trouver des stages ailleurs pour, inconsciemment, m’empêcher de m’attacher. À ce jour, le mystère reste entier. En tout cas, mon petit cœur est resté protégé et a pu se remettre de ses émotions passées.

Je ne sais pas si cette peur que j’avais est propre à la douance ou au traumatisme — ou les deux ! En tout cas, ce que je sais c’est que je la ressens encore parfois aujourd’hui, maintenant que je suis en couple et que tout va bien (désolé, je viens de vous spoiler la fin). Cependant, je pense que ce blocage lié à la peur de l’attachement était (et est toujours) pour moi une stratégie de défense. En fond, il y avait également la peur de la rupture amoureuse. Je pensais que le mélange surdoué et rupture amoureuse pouvait être vraiment catastrophique.

Un sentiment de liberté

Et puis, en attendant, je me suis mis à butiner. Comme une abeille, j’allais de fleur en fleur. Mon seul objectif était de ne jamais aller 2 fois sur la même fleur. Après, j’avais peur de trop l’apprécier et d’y rester coincé. La peur de l’attachement, encore et toujours. Et puis je me connais, je peux très vite trop aimer n’importe quelle fleur.

Néanmoins, je ne me suis jamais senti aussi libre que pendant cette période. Tout me semblait possible. J’étais persuadé d’avoir trouvé LA solution. Vu que je suis trop sensible et que je m’attache trop vite, autant ne même pas chercher à s’attacher non ?

En plus, j’adorais rencontrer des nouvelles fleurs. Le temps d’une discussion, on parlait et ça me permettait de découvrir un nouveau monde tout entier. J’avais l’impression de découvrir toutes les choses que l’on peut faire dans une vie, simplement en discutant. En rencontrant une fleur infirmière, je pouvais me passionner pour la médecine et vouloir, du jour au lendemain, être docteur. Pareil en parlant avec une fleur avocate, manager ou auto-entrepreneuse. C’était fantastique.

Maintenant je comprends pourquoi j’ai tant aimé cette période. Déjà, j’avais l’impression de pouvoir faire ce que je voulais, tout le temps. Le besoin de liberté et l’absence d’autorité sont deux choses fondamentales chez moi. Et puis ensuite, je discutais et rencontrais plein de nouvelles personnes qui, en quelque sorte, satisfaisaient ma curiosité envers le monde entier. A chaque fois, pendant quelques heures, je découvrais un univers tout nouveau. Et à chaque fois, je pouvais me construire un nouvel univers dans lequel j’apparaissais.

Le besoin de stabilité et d’un cadre rassurant

Peu à peu, je me suis lassé de butiner dans les champs. Je pense que mon cœur était guéri et s’était remis de ses émotions passées. Et puis entre temps j’ai grandi, et mes besoins et envies ont évolués. Mes études étaient sur le point de se terminer, et j’allais donc avoir un « vrai » travail, avec un « vrai » chez moi… Et y rester. En réalisant ça, je me suis dit que, après tout, j’avais quand même (un peu) envie de me poser.

C’est le début de ma quête de l’amour en tant que zèbre (parce que la première fois j’ignorais que j’étais surdoué, et l’amour m’est tombé dessus sans avoir rien demandé).

Mise en place de la routine

Je crois que ce qu’il s’est passé, c’est que, malgré le fait que j’étais toujours très accompagné et que ma vie sociale était plutôt active (merci le faux self), je me sentais seul. Je décide alors de sauter le pas et d’arrêter de chercher à butiner. À la place, je mise sur quelque chose qui m’est inconnu : la routine. Et puis, en butinant, je me suis rendu compte que certaines fleurs étaient quand même hyper intéressantes. Elles sont rares, certes, mais elles existent. Alors pourquoi ne pas essayer de miser sur une d’entre elles ?

En parallèle, cette idée de routine me rassurait. Je pense que, en tant qu’adulte zèbre, je me posais beaucoup (trop) de questions sur l’avenir. J’avais besoin de toujours avoir des plans et des prévisions sur mon futur. Créer une routine avec quelqu’un avait l’avantage de me permettre de me visualiser à un moment donné dans le futur. Je ne parle pas d’une routine trop précise avec les menus et les activités définis à l’avance, mais plutôt d’un cadre rassurant. Ce cadre, avec ses limites, me permet de me concentrer sur d’autres sujets. Il prend la charge mentale et cognitive d’une partie de mon activité du cerveau.

Et si, en fin de compte, malgré leur peur constante de s’ennuyer, les personnes à hauts potentiels n’avaient pas uniquement besoin d’une routine ? Cette idée m’excitait, et je voulais la poursuivre.

La recherche de l’impossible

Alors je commence à réfléchir à la fleur dont j’ai envie, ma fleur parfaite. Je réalise un cahier des charges dans ma tête, avec les qualités qu’elle doit absolument avoir, et celles que je ne dois surtout pas croiser. Et puis, je me heurte à un problème : comment on fait pour la trouver ?

Je rigole encore de la situation en écrivant ces lignes. Mes seules références en terme de relations étaient mes parents, et les films (mes amis étant globalement aussi célibataires que moi). Mes parents se sont rencontrés durant leurs études supérieures. Moi, je venais de les finir. Et dans les films, c’est toujours de manière improbable.

Jusqu’à présent, je n’ai fait que butiner. Je ne sais pas draguer. Et, pour une raison que j’ignore, mon cerveau qui d’habitude trouve des solutions à tous les problèmes est en PLS. Il n’arrive pas à trouver une idée, ou même une piste.

C’est drôle quand même. Ce cerveau a toujours été mon meilleur ami et a toujours trouvé des solutions à mes problèmes — et même à des problèmes que je n’avais pas ! Par contre, là, il n’y a plus personne. Face à l’amour, je me sens comme un gamin de 4 ans.

La douance et les rencontres

Alors, j’emploie du démarche rationnelle. Je vois cette recherche dans le spectre de des études de commerce dont je sors. Je me mets à faire un business plan. La fleur parfaite, c’est mon client. Le monde : le marché. Et moi, je dois trouver des moyens de communication pour atteindre mon client cible et lui donner envie de venir m’acheter, donc de m’aimer.

Parmi les critères de sélection de ma fleur parfaite, j’en voulais une qui soit un minimum cultivée. J’aime bien pouvoir parler de tout avec quelqu’un d’ouvert. En toute logique, je me dis que cette personne devrait donc aller de temps en temps dans des musées. Je commence alors à arpenter tous les grands musées parisiens et toutes les galeries de la Ville. Fort d’une grande culture cinématographique hollywoodienne, je remarque que, souvent, les rencontres se font sur les bancs des musées. Une personne semble plongée devant la profondeur d’un tableau ou d’une œuvre. Une fleur inconnue vient s’asseoir à côté et la discussion commence. Alors, je m’assois sur tous les bancs que je trouve. Pendant plusieurs heures, je plonge mon regard dans différentes œuvres. J’attends, comme dans un film en attendant que l’on vienne m’interrompre. J’attends, mais rien ne se passe.

Parfois, des visiteurs viennent me demander l’heure, une direction ou un mouchoir. Mais au lieu d’y voir là une tentative d’approche, je suis terrorisé à l’idée qu’un inconnu me parle. Et si c’était un psychopathe ? Et s’il voulait juste voler mon téléphone et mes clefs lorsque je cherche le mouchoir ? Comment rentrer à la maison si je n’ai plus de clefs ? Alors je me paralyse, et je bégaie l’heure timidement. Ma technique semble définitivement vouée à l’échec.

Je ne comprends vraiment pas comment fonctionne l’amour. En fait, c’est surtout la drague qui me pose un problème. L’amour, j’arrive à comprendre l’idée générale. D’ailleurs, je vous invite à regarder les Ted Talks ci-dessous qui parlent de la biologie de l’amour — fantastiques !

Mais quelle est l’utilité de la drague ? Quand une personne vient me parler pour ça, j’arrive à voir où elle veut en venir. Alors pourquoi ne pas y aller directement ? Cette espèce de « danse nuptiale » me semble être juste une perte de temps.

Se dévoiler comme adulte zèbre

Bref, le temps continue sa course. Moi, je ne butine plus, et mon business plan de l’amour est à l’arrêt. Mon cerveau bloque toujours autant. Je ne sais pas comment faire, je ne comprends pas comment ça marche. Pourtant, je ressens de plus en plus que j’ai besoin de trouver cet amour.

La mise à distance de l’amour

Sur les conseils d’un ami, je tente une nouvelle stratégie : les applications de rencontre. Même si ce n’est pas la rencontre « naturelle » dont je rêvais, ça n’en reste pas moins une rencontre. Au fond, c’est ce qui compte non ? La fin justifie les moyens comme on dit.

Et puis je sais les utiliser. J’ai compris leur fonctionnement lors de ma période Paulo-l’abeille. Là, en plus, elles vont me donner un avantage qui me rassure : je vais pouvoir faire des statistiques. Vous savez que moi, les chiffres, c’est mon dada. Je vais donc pouvoir insérer une dimension statistique à l’amour en testant des phrases d’accroche, différents discours, différentes photos, etc. C’est un peu comme une expérience grandeur nature sur la drague. Avec cette approche, je me sens en sécurité. Et puis les applications permettent de mettre à distance la relation. Je désactive un peu la charge émotionnelle que je peux parfois ressentir trop rapidement.

L’amour à la chaîne

Je trouve rapidement le combo gagnant : une photo de moi en costard, un petit message rigolo, et le tour est joué. J’enchaîne les dates à vitesse grand V. Généralement, c’est moi qui propose la rencontre. J’ai vite remarqué que les personnes sont toujours un peu différentes en vrai par rapport aux messages. De plus, j’ai horreur des messages. J’ai l’impression de perdre mon temps. Au moins, on se rencontre et on tranche. On avance.

Ce que je n’avais pas prévu par contre, c’est que j’y étais allé la fleur au fusil. Je pensais que ça allait faire un peu comme lorsque je butinais et que je terminais mon affaire sans ressentir grand-chose. Seulement là, je partais en me disait que j’allais peut-être rencontrer la fleur de ma vie. C’était peut-être la bonne. Du coup, durant la simple durée du date, je m’attachais déjà trop. Tout va trop vite avec mes sentiments. J’arrive vaillant et je repars amoureux. Et à chaque fois, je me rends compte que ce n’est pas réciproque.

Pourtant, ce qui est « drôle », c’est que quand je me remémore ces moments, je ne faisais attention qu’aux mauvais détails de l’autre. Je ne cherchais que des choses qu’ils n’avaient pas par rapport à mon cahier des charges. Et pourtant, à chaque fois, mon cœur s’emballait.

L’adulte à haut potentiel veut aller trop vite

Autre phénomène inhérent aux applications de l’amour : les gens se permettent de ghoster (comprenez faire le mort, arrêter de répondre sans explication). Pour me petit cœur sensible de haut potentiel intellectuel, c’est très dur. En 3 phrases je suis accro, puis plus rien. Pourtant, au cours de ces trois phrases, je me suis déjà imaginé un futur et une vie à deux. Tout va toujours trop vite chez moi. Un date qui se passe bien ? Je suis in love et j’ai besoin qu’on emménage ensemble le lendemain parce que je ne supporte plus d’être seul.

Une fois, ça a fonctionné. J’ai eu plusieurs rencards avec la même fleur. J’étais sur un petit nuage et persuadé que ça y est, c’était fait. Très rapidement, j’ai réussi à devenir un pot de colle. J’étais trop présent, j’ai voulu aller trop vite et griller les étapes. Ma fleur a fui.

Je pense que le zèbre sait comment la situation va se passer, mais il n’a pas la patience d’attendre que tout cela arrive. Pourquoi perdre du temps à se draguer durant des rendez-vous interminables, alors qu’on sait que ça va matcher et qu’on va terminer ensemble ? Le zèbre n’est pas un psychopathe, il est passionnel (et impatient !).

La peur de l’ennui

Comme je ne trouve pas de chaussure à mon pied, je décide de revoir à la baisse mon cahier des charges. Je me concentre sur deux critères : je veux rire et ne pas m’ennuyer. Mais surtout ne pas m’ennuyer. J’ai très peur de l’ennui, et il n’y a pour moi rien de pire que de vivre une vie fade et sans relief. Je veux des remous et de la stimulation.

Il paraît que cette peur de l’ennui est fréquente chez les adultes surdoués. D’après ce que j’ai compris, ce serait dû au fait que notre cerveau est en mouvement permanent. Il a besoin d’être nourri et stimulé. Et puis les moments où l’on s’ennuie sont plus propices à de l’introspection. On se retrouve seuls avec nos pensées invasives. S’occuper permet de ne pas y prêter attention (ou du moins d’y prêter moins attention).

Aussi, je n’ai jamais choisi quelqu’un en fonction de sa douance (ou non). Je ne pense pas que les surdoués s’attirent entre eux. Et puis, un couple atypique me semblait être vraiment compliqué à gérer. Un zèbre amoureux, ça suffit.

Se mettre à nu

En parallèle de mes changements de critères, je mets en place une nouvelle stratégie. Au lieu de donner à mes fleurs ce que je pense qu’elles veulent entendre (via mes résultats statistiques), je leur donne… moi. Je décide d’y aller, honnêtement. Montrer ma vraie personnalité, mon vrai self. Comme ça, tout le monde sait à quoi il s’engage potentiellement. Il n’y aura pas de surprises plus tard. Je n’ai pas de temps à perdre, et eux non plus.

De plus, ce changement de situation correspond à mon travail sur le vrai et faux self. À ce moment, je cherchais de plus en plus à exprimer ma personnalité profonde. Le faire durant des dates me permettait de faire des tests en milieu clos. Je ne vais pas revenir sur cette démarche autour de ma personnalité dans cet article. Si cela vous intéresse, le lien vers l’article du faux self est en bas de cette page.

Les résultats ? Eh bien je pense que vous vous en doutez : ça marche ! Me mettre à nu a été libérateur pour moi, mais surtout j’ai eu beaucoup plus de retours positifs après mes rendez-vous.

La vie de couple

Aujourd’hui, j’ai rencontré une fleur avec qui je me sens très bien. Paulo, le zèbre amoureux.

En amour, chacun son rythme

Notre rencontre s’est faite en suivant le protocole défini ci-dessus. J’avais mon texte de présentation rigolo et ma photo en costard qui l’ont appâtés et lui ont fait m’envoyer un message (on en a parlé ensemble depuis, ça s’est vraiment passé comme ça de son côté !). Très vite, j’ai proposé la rencontre durant laquelle j’ai été honnête. Puis on s’est revus, et une chose en entrainant une autre maintenant c’est l’amour.

Ce qui m’a plu, c’est que lui aussi il va vite. On s’est rapidement installé ensemble, puis un PACS est arrivé dans la foulée. En fait, je ne pense pas qu’il y ait de norme de vitesse. Chacun trouve midi à sa porte.

Nous, on a trouvé le nôtre.

Un seul conseil : la communication

Mon conseil ultime, c’est donc la communication. A tous les zèbres qui sont aussi perdus que je l’ai été, ne vous prenez pas la tête. Si vous souhaitez utiliser quelque chose pour vous rassurer faites-le (comme moi avec les applications et les statistiques). Mais une communication honnête et véritable est votre plus belle arme.

Je l’ai très vite mis au courant de ma douance, et on communique hyper régulièrement sur nos ressentis et comment on vit chaque chose de notre côté. Puis j’arrive moi aussi de plus en plus à prendre du recul sur ce que je ressens et comment l’exprimer.

Enfin, je terminerais avec une grande fierté personnelle : j’arrive à dire « pardon, tu as raison » même que je suis persuadé qu’il a tort. Si ça c’est pas beau !

Les relations entre zèbres

Last but not least : faut-il avoir une relation avec un zèbre ou non ? Est-ce qu’une relation amoureuse atypique est « mieux » ? Un couple atypique ? Comment vivre avec un surdoué adulte ou vivre avec un haut potentiel intellectuel ? Est-ce que les surdoués s’attirent entre eux ?

Ce sont des questions qui me reviennent régulièrement. Et bien sachez que je n’ai pas les réponses. D’ailleurs, je pense que personne ne les a. Encore une fois tout le monde trouve midi à sa porte et tant que votre équilibre fonctionne je ne vois pas l’intérêt de se questionner sur la douance du partenaire.

Être deux zèbres donne l’avantage de ne pas avoir à expliquer à l’autre ce que c’est qu’être surdoué… Mais promet beaucoup d’hyper-intellectualisation des deux côtés pour tout et rien. Vivre avec un zèbre n’est, je pense, pas de tout repos.

Je referais certainement un article sur ces sujets prochainement car je vois que beaucoup s’interrogent sur la question.

Conclusion

Pour conclure, le zèbre a principalement besoin d’amour. Cependant, tout comme son cerveau, il aime quand ça va vite. Alors la drague a tendance à rester un mystère pour l’adulte surdoué. Il ne sait pas comment s’y prendre et se sent perdu car, d’habitude, il trouve toujours des solutions.

Il est très (trop ?) différent des autres dans sa façon de penser et de voir le monde.

Malgré ces points un peu pessimistes, il est tout à fait possible pour le haut potentiel de trouver l’amour. La preuve : je l’ai fait. Si vous êtes, vous aussi, un peu coincé dans votre quête, voici trois petits conseils que vous pouvez mettre en application :

(1) Soyez honnêtes dès le début. Quitte à s’aimer, autant aimer la véritable personnalité de l’autre. Personnellement, je ne voulais pas être aimé pour quelque chose que je n’étais pas ;

(2) Comprenez votre douance pour pouvoir l’expliquer à votre partenaire. Elle fait partie de vous et il est important que l’autre soit au courant. Dans ma relation, mon blog est un outil qui me sert aussi à expliquer certaines particularités. Je lui montre certains de mes dessins qui caricaturent des échanges que l’on peut avoir avec mes réactions, et c’est un bon point de départ à la discussion. Si cela peut vous aider, n’hésitez pas à faire de même ! Je trouve que le plus difficile est de démarrer la conversation. Après, ça roule tout seul ;

(3) Communiquez, quitte à communiquer trop. Vous vous rendrez vite compte que certains sous-entendus sont très facilement évitables en en parlant. Ce serait trop dommage d’entacher une jolie relation juste parce qu’une phrase a été mal interprétée, non ?

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Hello ! Je suis un zèbre et j’ai décidé d’écrire au sujet de la douance :) enjoy connectthedots.fr/

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